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en cliquant sur chacune des images de cette page. Les cartes ont été numérisées
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Super-Lioran est une station de sports d'hiver du Cantal bien connue en Auvergne
et au-delà. Elle a été créée à la fin des années 1960, avec l'appui du
président Pompidou, qui n'était encore que premier ministre.
Le Lioran est visible sur la carte numéro 76, pli 3. Les extraits
ci-dessous couvrent le tiers sud des plis 2 et 3.
En 1935, le Lioran est un petit hameau de Laveissière, disposant d'une petite
gare, et situé à l'est des tunnels (un routier, un ferroviaire) auquels il donne
son nom.
En 1960, la carte n'a pas beaucoup changé, hormis la nomenclature des routes.
Quelques routes ont été construites au sud de Murat, et une route part de
St-Jacques des Blats (juste après le tunnel du Lioran) pour desservir un nouveau
hameau, les Gardes, établi en hauteur. Cependant, au départ du hameau du Lioran,
une nouvelle route commence à s'élever en direction du col de Cère.
Quelques années plus tard en 1966, les premières remontées mécaniques sont en
construction. La route au sud de Prat de Bouc a été viabilisée. Depuis
Mandailles, la route vers St-Jacques des Blats commence d'être construite.
En 1969, la route qui part du hameau du Lioran pour aller au col de Cère et
redescendre au bas du tunnel est achevée à moitié, l'autre moitié est encore en
construction.
Deux ans plus tard, la construction est terminée. Quant à la route entre
Mandailles et St-Jacques des Blats, elle devra attendre 1982 pour être achevée.
Elle est visible sur la carte de 1984. Une route relie également les hameau de
Cornozières et Mazieux à Mandailles (et, d'une façon générale, la départementale
17).
En bonus, je me rends compte seulement maintenant de deux éléments intéressants
sur cette zone de la carte :
-
L'accès au Pas de Peyrol, au pied du Puy Mary, depuis Mandailles, n'est
construit qu'entre 1935 et 1943 ;
-
Les altitudes de plusieurs reliefs sont fausses sur les cartes de 1946 et avant,
et correctes sur les cartes de 1955 et au-delà ; ceci est probablement dû
au balisage de nombreux sommets par l'IGN, associés à des mesures d'altitude
précises.
Voyez les environs du Puy Griou :
-
1935, le GC17 mène de Mandailles au Pas de Peyrol dans de très mauvaises
conditions, le Puy Violent est donné pour 1594 mètres, le Puy de Peyre Arse est
donné pour 1767 mètres, le Plomb du Cantal est donné pour 1858 mètres.
-
1943, le GC17 a été viabilisé et son tracé retouché (plus probablement, le tracé
n'a pas changé compte tenu du relief, mais la carte était jusqu'alors
incorrecte), les altitudes n'ont pas changé.
-
1960 (mais la carte de 1955 est identique, sauf en ce qui concerne le hameau
des Gardes mentionné plus haut), le GC17 est devenu la D17, et
l'altitude du Puy de Peyre Arse a été revue à 1810 mètres.
-
1969, avec le nouveau style de carte, le Puy Violent redescend à 1592 mètres, le
Puy de Peyre Arse à 1806 mètres, et le Plomb du Cantal à 1855 mètres, qui sont
les altitudes communément admises de nos jours.
Si des différences d'altitude de quelques mètres s'expliquent facilement par
l'amélioration de la précision des mesures, en revanche l'erreur d'environ 40
mètres pour le Puy de Peyre Arse est surprenante. Il est probable que la hauteur
de son sommet n'avait jamais été mesurée avec précision avant les années 1950...
et je ne l'aurai jamais su sans observer mes cartes !