Le chemin du Petit Mont Aigu part juste après l'église et le cimetière, et est
indiqué par le balisage blanc et jaune sur les panneaux de circulation en cet
endroit. Une fois préparé pour la montée, ce panneau confirme le point de
départ. Dans le flou de l'arrière-plan, l'église.
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Le chemin s'élève entre des murets, sur un sol très pierreux et recouvert de
feuilles de chataîgniers, ainsi que des bogues restantes de l'automne dernier.
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Pour l'instant, la densité de pierres rend le chemin très peu agréable,
m'obligeant à regarder en permanence où je mets les pieds.
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Lorsque les pierres cèdent le pas aux feuilles, c'est souvent parce que la
quantité de feuilles est suffisante pour masquer une ornière. Je m'enfonce par
endroits jusqu'à la cheville, voire un peu plus haut encore, dans les feuilles,
et le relief en-dessous est inégal.
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Bien que le chemin permette d'aller au Mont Aigu en continuant plus à l'est, je
coupe pour aller en direction du Petit Mont Aigu...
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...et cela commence par une bonne marche à monter !
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Toujours des murets, toujours des chataîgniers...
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...même si des pins commencent à faire leur apparition.
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Ici, les feuilles ont tout recouvert.
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Plus loin, un pin s'est écroulé.
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Et bien entendu, la totalité du sentier sera en montée jusqu'au sommet.
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Ici, une zone un peu plus clairsemée.
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Hou ! Du houx !
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La montée est pénible à cause des nombreuses branches mortes qui craquent et
glissent si l'on marche dessus.
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D'anciens murets.
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J'arrive à des ruines.
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Le sentier les contourne en continuant à s'élever, ce qui me permet de les
prendre de haut.
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Le chemin devient difficile à suivre. Les marqueurs blanc et jaune sont trop
espacés à mon goût, je dois souvent m'arrêter pour chercher le marqueur suivant
et, faute de le trouver, le chemin le plus plausible. Ceci me jouera d'ailleurs
un vilain tour dans un moment...
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Ici, par exemple, il n'y a pas de chemin qui file tout droit dans le
prolongement de celui que j'arpente, il faut contourner un peu sur la gauche.
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Tant qu'il y a un marquage, il y a de l'espoir.
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Il semblerait que l'arrière-plan s'éclaircisse...
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Une roche avec un éclat de quartz.
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Effectivement, je m'approche d'un éboulis.
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Encore que, vu la taille, je n'hésiterai pas à lui donner le nom plus
respectable de « pierrier ».
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De l'autre côté du chemin, c'est toujours le fouillis.
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Grâce à l'ouverture du pierrier, je peux profiter d'une vue dégagée vers le
nord-ouest. À gauche, le Mont Gros ; à droite, le sommet de Bournazon.
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Le Mont Gros.
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Le sommet intermédiaire entre le Mont Gros et le sommet de Bournazon.
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Le relief en contrebas, notez le ruisseau de Boudou qui descend presque à la
verticale.
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Vers le nord, le sommet de Fontfreyde.
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Le même, un peu plus gros.
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Le sentier continue le long du pierrier.
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Encore que, vu comment évolue son autre flanc, ne devrais-je pas dire qu'il
continue entre deux pierriers ?
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En tout cas, des pierres, il y en a.
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Certainent forment même des amoncellements un peu plus massifs au loin.
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Ayant quitté le sentier pour aller sur le pierrier, j'ai en ligne de mire une
protubérance rocheuse. S'agit-il déjà du sommet ?
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À ce stade, je vais commettre l'erreur de ne pas continuer sur le pierrier,
parce que je n'y vois aucun balisage du chemin, et je vais chercher un chemin
continuant sur sa gauche. Comme les arbres n'ont pas leurs feuilles, et qu'il y
a des pierres un peu partout, il est facile de s'aventurer dans ce qui ressemble
à un chemin pour s'avérer être un cul de sac quelques dizaines de mètres plus
loin. En m'obstinant à chercher ce chemin qui n'existe pas, je vais m'éloigner
progressivement du pierrier, qui reste un point de repère facile à retrouver.
Ce faisant je vais profiter de quelques angles de vue que je n'aurais pas pu
avoir autrement.
Pour commencer, encore une vue vers le nord.
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Avec le sommet de Fontfreyde au centre, apparaissent à sa droite le rocher du
Midi et, simple silhouette à l'arrière plan, sans doute le rocher de
Courcoussat.
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J'approche d'une protubérance rocheuse. En arrière plan, une meilleure vue sur
le sommet de Fontfreyde et le rocher du Midi.
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Depuis cette protubérance, le sommet de Bournazon et le sommet de Fontfreyde.
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L'autre protubérance rocheuse, dont je parlais un peu plus tôt, et que je
pensais être le sommet ? La voici vue de l'est.
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Et elle n'est pas le sommet, car derrière elle se trouve une autre protubérance,
tout autant inaccessible.
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Avant de revenir sur mes pas faute de chemin, voici une vue vers le nord-est. Le
centre est la vallée du Lignon (celui d'Ardèche, bien sûr). Les habitations en
contrebas sont celles de La Souche, mais l'on devine aussi Jaujac, au loin dans
la vallée.
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Depuis le même point de vue, zoom sur les reliefs au nord de la vallée.
On distingue le Roc de Gourdon, à gauche, et la Crête de Blandine,
de forme aplatie, à droite ; tous deux sont situés
au-delà de Saint-Andéol de Vals, à environ 25 kilomètres à vol d'oiseau.
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Au centre, le Rocher du Midi.
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Encore une vue d'est du faux sommet.
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Je suis retourné au pierrier, après avoir perdu près d'une heure. Le Mont Gros
fait en ce moment le plein de soleil. À sa gauche, ce sommet un peu moins haut
dissimulant le bois de Palayre, n'a pas de nom à ma connaissance.
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Au bord du chemin, ce tronc d'arbre ouvert présente un étrange aspect annelé.
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Toujours bredouille dans ma recherche du sentier, je me lance de nouveau sur le
pierrier. Cette pierre plate est-elle un signe ?
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Non, mais bien plus haut, je trouve enfin une pierre marquée. Soulagement.
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Et donc, la suite du chemin, c'est tout droit, tout pentu...
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...en laissant les rares arbres et quelques curiosités derrière moi.
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M'étant un peu plus élevé, j'en profite pour reprendre des clichés, ici une
nouvelle vue du nord ouest, du Mont Gros tronqué au sommet de Fontfreyde, et au
loin, les premiers gros nuages de la journée en approche.
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Même si l'exercice semble vain, j'ai encore progressé dans la montée.
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J'ai donc une vue un peu meilleure des reliefs à l'est du rocher du Midi.
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Sommet de Fontfreyde et Rocher du Midi.
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Je finis par atteindre, puis dépasser, la hauteur du « faux sommet »
qui m'avait tenu en haleine.
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Il est temps de faire une halte pour me réhydrater. Par exemple au creux de cet
arbre.
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Le chemin quitte le pierrier pour aller dans une zone un peu plus boisée.
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Néammoins la pente reste soutenue et la progression difficile.
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En fait, il ne s'agit que d'un ilôt d'arbres au sein du pierrier, au vu de ce
que je vois au fond.
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Montons.
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Un nuage facétieux essaie de donner l'impression que les arbres sont en feu.
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Je longe d'autres amoncellements.
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Ces arbres aux multiples troncs m'amusent.
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Meilleure vue sur les amoncellements mentionnés quelques photos plus haut.
Admirez la pente.
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Il semblerait que je sois proche du sommet, mais qu'en est-il réellement ?
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Eh bien, tout d'abord, plus ça monte, et plus ça monte...
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D'ailleurs en me retournant, d'autres reliefs lointains deviennent visibles.
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Entre le Mont Gros et le sommet de Bournazon, au centre, tout au fond :
probablement le Suc de Bauzon.
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Entre le sommet de Fontfreyde et le rocher du Midi, je ne saurais pas dire.
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En direction de l'est, des nuages plus nombreux arrivent.
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Et en contrebas, une partie des divers hameaux de La Souche. Et dans l'angle
inférieur droit, un relief que l'on a déjà vu...
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J'approche d'une protubérance sur ma droite...
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À partir d'ici, il y a souvent des cairn sur les rochers qui affichent le
balisage, sans doute afin d'aider à les repérer. Mais ici, avec deux pierres,
c'est vraiment le service minimum !
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Paysage typique de cette dernière demi-heure de montée.
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Ayant dépassé la protubérance mentionnée quelques photos plus haut, je peux
maintenant en voir l'arriére.
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De l'autre côté, je n'ai que la pente à admirer.
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Avec tout de même une meilleure vue de la vallée.
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Encore une mante religieuse de pierre.
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Vue d'ensemble de la Souche, pendant qu'un nuage survole le sommet de
Fontfreyde.
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Nouvel épisode boisé.
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Auquel succède un épisode pierrier.
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La pente semble s'être un peu adoucie. Encore que...
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Encore une vue sur les reliefs au nord, qui commencent à être tous survolés par
les nuages.
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Zoom sur ceux qui sont encore enneigés, très loin...
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...et sur ceux qui sont loin, mais hors neige.
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De nouveau en zone boisée, cette fois-ci c'est la dernière avant le sommet.
Et c'est aussi la plus fortement pentue, le chemin devenant soudain encore plus
raide (si tant est qu'une telle chose soit possible...) et le restant jusqu'au
sommet.
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La vue vers le nord change totalement !
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Ces troncs si pâles sont-ils des arbres ou leurs fantômes ?
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Un relief commence à apparaître derrière les arbres... le sommet, le vrai.
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Mais pour l'atteindre, je dois encore m'élever un peu, et passer à proximité de
ces cairns.
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Et chercher mon chemin, par moments. Ici, un arbre est marqué à gauche, donc le
chemin passe en plein dans ces pierres disparates.
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Plus que quelques mètres !
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Bref coup d'oeil vers le nord avant d'aller sur le sommet.
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En faisant attention à la neige.
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Voici donc le Petit Mont Aigu. Si, si, c'est écrit dessus ! Je suis, à la
base du sommet, à 1161 mètres d'altitude.
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Bien entendu je ne vais pas m'arrêter là et j'entreprend son ascension.
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J'y suis presque.
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Du sommet, voici la vue vers l'est (flanc sud de la vallée, la ligne de crêtes
sur laquelle se trouve le Mont Aigu)
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Gros plan sur le centre de la vue précédente, pour que je puisse un jour
préciser les noms des reliefs.
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La vue vers le nord est malheureusement gâchée par des arbres, et les contourner
me paraît trop dangereux compte tenu de la forme et de la position des pierres.
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Néammoins on y voit encore plus de sommets enneigés au loin que sur les vues
prises depuis le pierrier !
De gauche à droite, on distingue le Mont Gerbier de Jonc et les Coux, le Suc
Liberté, le Suc d'Ourseyre (dans l'ombre) et, à droite de l'arbre dépassant
des sommets, le Suc de Burle et le Rocher des Baux.
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Tout comme derrière le Mont Gros, où l'on distingue dans la moitié gauche, de
gauche à droite, le Mont d'Alambre, le Suc de Taupernas, le Suc de la Lauzière,
le Suc de Bauzon (plus proche) et le Mont Mézenc ; et tout à droite, le
Mont Gerbier de Jonc.
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La vue vers l'ouest montre la route qui m'a amené à La Souche depuis le col de
la croix de Bauzon.
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En me tournant un peu plus, je peux voir, à gauche du Mont Gros et à l'ombre des
nuages, le Rocher d'Abraham.
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Enfin, au sud-ouest, un autre pierrier, originaire du Mont Aigu...
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...lequel se trouve derrière moi, au sud, bien caché derrière des arbres.
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Le Mont Gros.
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Derrière le petit sommet de Bournazon, le Suc de Bauzon.
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Les sommets à l'ouest du rocher d'Abraham. Le plus éloigné, également le plus
enneigé, est le Signal de Bauzon (la Tour des Poignets).
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Vue en contrebas du Petit Mont Aigu.
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Encore une vue vers l'est et la vallée du Lignon.
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Avant de redescendre, un dernier regard sur le Mont Aigu...
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...et sur la route par laquelle je suis arrivé.
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Le temps se couvre.
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C'est écrit dessus, comme le Port-Salut !
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Place maintenant à la descente. Abrupte à souhait, bien entendu.
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Elle s'avère d'ailleurs tout aussi mal balisée que la montée, et j'en perds
rapidement la trace.
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Faut-il aller vers le pierrier ?
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Ou rester en zone boisée ?
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Encore que la frontière entre bois et pierres est ténue chaque fois que je
regarde de côté...
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Tant bien que mal, je finis par retrouver le chemin. Il suffisait de descendre,
après tout !
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Enfin, descendre, oui, mais où ? À travers quels arbres ?
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En tous cas, la pente ne faiblit pas.
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Un chemin se cache dans le paysage. Trouvez-le.
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Bien que boisé, ce versant du Petit Mont Aigu reste très pierreux...
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...quel que soit le côté que je regarde.
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Le chemin me fait passer au travers d'une source.
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Oui, c'est une source, l'eau sort d'entre ces rochers.
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En guise de blague, le marquage du chemin veut que je traverse un autre
pierrier. En travers.
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J'en profite pour prendre encore le Mont Gros.
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Maintenant, il me faut traverser un petit pierrier envahi par la mousse...
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...ce qui m'amène au bord, oh tiens quelle surprise, d'un pierrier.
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Cependant, je reste encore en zone boisée.
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Soudain, le pierrier sur ma gauche s'orne d'une énorme roche aplatie,
épargnée nul ne sait comment par l'érosion. Elle m'évoque un énorme mausolée.
Malheureusement, la végétation ne me permet pas de m'en approcher plus.
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Je continue ma descente.
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Celle-ci n'est pas de tout repos, entre l'épais et traître lit de feuilles, et
les pierres.
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Il semblerait que je m'apprête à quitter la zone boisée.
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Effectivement, j'en sors au bord... d'un pierrier, évidemment.
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En regardant un peu en arrière, je peux apprécier l'étendue de la descente,
jusqu'à présent.
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Waterloo, morne plaine...
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J'ai de nouveau vue sur le rocher du Midi...
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...alors que côté nord-ouest, la vue est plutôt bouchée.
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Au hasard de la descente, une grosse roche dans le pierrier fait de la
résistance à l'érosion.
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Soudain, le chemin, s'étant orienté à l'est, me fait retraverser le pierrier.
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Nouvel épisode boisé.
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J'entends l'écoulement d'une rivière en contrebas sur ma gauche, mais son lit
m'est masqué par les pierres.
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Encore un pierrier à traverser.
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Avec beaucoup de pierres.
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Je cherche encore le lit de la rivière, mais cette fois-ci c'est un muret qui me
la cache.
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Cette descente m'oblige à regarder en permanence où je pose le pied, j'en
oublie de regarder autour de moi.
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Et toujours cet horripilant muret !
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Enfin, une trouée me permet d'apercevoir le lit. Avec ici, un arbre sauvage en
train de boire à la rivière.
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Le pierrier voisin contient encore quelques specimen de grande taille.
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Ledit specimen, vu de dessous.
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Hein, encore une traversée de pierrier ?
[Voix de John McEnroe] You can't be serious!
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Quelques gros bonnets.
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Enfin une zone boisée.
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Et humide.
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Toujours en descente.
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J'arrive soudain sur un chemin beaucoup plus large.
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En me retournant, je constate que le chemin par lequel je viens d'arriver est
fort heureusement signalé. Sinon, vu son étroitesse en cet endroit, il passerait
totalement inaperçu !
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Le chemin continue de descendre au bord de la fin du pierrier.
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Très fortement pierreux au début (donc très désagréable à arpenter), le chemin
s'améliore au fil de la descente.
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Un dernier raccourci permet de revenir plus rapidement vers mon point de départ.
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Il suit quelques murets, comme au début de mon ascension, et débouche à
quelques mètres de mon point de départ.
À La Souche, le soleil est presque au zénith, il fait 16 degrés. Moins d'une
heure plus tard, il pleuvait...
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